Le banquet funéraire dans l’Étrurie rupestre hellénistique

Vincent Jolivet

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Abstract

La question du banquet funéraire en Étrurie – qui devrait être, idéalement, celle de ses différentes, et certainement multiples formes en fonction des époques, des lieux et même des familles – est à peu près impossible à traiter faute de documents qui ne relèvent pas très largement du prisme de l’interprétation moderne. Pour ne prendre ici comme exemple que l’ensemble de témoignages le plus consistant, celui des banquets figurés sur les parois des tombes peintes de Tarquinia, qui peut dire avec certitude s’il s’agit là (par exemple) d’une réévocation du repas des vivants comme marqueur de statut, d’une représentation de banquet funéraire («le «Totenmahl»), d’une image du banquet de l’Au-delà, voire de tout ou partie de ces trois hypothèses simultanément? Sans doute ces représentations nous offrent-elles du moins un cadre de référence iconographique qui peut nous aider à nous imaginer le banquet funéraire – son mobilier, ses protagonistes principaux (hommes et/ou femmes) ou secondaires (serviteurs, musiciens, danseurs). Mais elles ne nous disent rien du lieu dans lequel celui-ci se déroulait après la prothesis (dans le cas de funérailles), à la maison ou près de la tombe, de ses étapes (perideipnon versus deipnon et symposion), des poèmes, des chants ou des danses qui ont pu l’accompagner. […]